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boodeb a écrit:
(seulement parfois contre leur interprétation par les institutions religieuses, mais c'est un tout autre débat ...).
-> tout pareil 
boodeb a écrit:
donner est rédempteur parce qu'on se prive de quelque chose, lorsqu'on le fait sans profit ... mais le bonheur n'est-il pas le plus grand des bénéfices que l'on puisse espérer ?
sans vouloir parraitre quoi que ce soit : m'en fiche de la rédemption, c'est ma vie qui compte, et comme être en vie et le chose la plus exeptionnelle qui soit, je me doit d'être heureuse pour respecter la chance que j'ai d'être en vie.
c'est sur tout le monde ne croit pas en la réincarnation, mais sans aller jsuque là, je me dit : moi je suis là, dans ma tête, je reflechis, je ressent ... je vis. et il n'y a pour l'heure aucune réponse a la question du pourquoi ? mais je me dit j'aurais pu etre un arbre ou autre chose ... mais nan j'ai la chance d'être en vie... c'est pas tout le monde qui a cette chance ...
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soka038 a écrit:
c'est sur tout le monde ne croit pas en la réincarnation, mais sans aller jsuque là, je me dit : moi je suis là, dans ma tête, je reflechis, je ressent ... je vis.
Autrement dit : "cogito, ergo sum" ... "je pense donc je suis" ... Tiens, à ce propos, connais-tu le raisonnement qui a conduit Descartes à cette conclusion ?
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alors là non. ma petite boodeb tu me pose encore une colle qui ne trouvera de réponse que dans le cours que tu vas nous donner sur lui

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J'explique donc la petite histoire cartésienne ...
Le Discours de la méthode, c'est l'autobiographie intellectuelle de Descartes, qui y décrit une véritable crise de l'éducation ; celle-ci ne tient pas ses promesses (faire « acquérir une connaissance claire et assume de tout ce qui est utile à la vie »).
On a enseigné à Descartes, durant toute son enfance et son adolescence, des tas de concepts dits scientifiques, dont certains lui ont paru douteux, voire aberrants, qui étaient censés représenter l'ensemble des connaissances de l'époque (métaphysique, mathématiques ...). Il a donc décidé tout revérifier (courageux n'est-ce pas ?).
Pour faciliter explication et compréhension, utilisons une petite métaphore. Il avait donc devant lui un grand panier rempli de pommes (ou d'abricots, comme tu préfères
-> les connaissances) dont certaines étaient bonnes, d'autres complètement pourries ... deux solutions se sont donc présentées à lui :
- soit enlever une à une les pommes pourries du panier et y laisser les autres (au risque d'en oublier ...)
- soit vider le panier de son contenu par terre, vérifier toutes les pommes une à une, puis remettre les bonnes dans le panier et jeter les mauvaises (méthode plus longue mais plus sûre ...)
Comme il était pointilleux
, il a choisi la seconde méthode. Et il a vérifié systématiquement toute les pommes, de la première à la dernière (c'est-à-dire, de façon plus philosophique, qu'il a institué un doute métaphysique, systématique, hyperbolique et universel, à ne surtout pas confondre avec le doute des sceptiques !).
Descartes a écrit:
" Je supposerai donc qu'il y a, non point un vrai Dieu, qui est la souveraine source de vérité, mais un certain mauvais génie, non moins rusé et trompeur que puissant, qui a employé toute son industrie à me tromper. Je penserai que le ciel, l'air, la terre, les couleurs... et toutes les choses extérieures que nous voyons ne sont que des illusions (...). Je me considérerai moi-même comme n'ayant point de mains, point d'yeux (...). Je demeurerai obstinément attaché à cette pensée, et si, par ce moyen, il n'est pas en mon pouvoir de parvenir à la connaissance d'aucune vérité, à tout le moins il est en ma puissance de suspendre mon jugement."
Toutes les connaissances liées aux cinq sens et toutes les royances sont donc remises en cause. Il se met ainsi à douter de tout, même des vérités mathématiques du genre 1 + 1 = 2, un carré a 4 côtés ... Mais Descartes doute, encore et toujours, jusqu'à douter de sa propre existence ... jusqu'au jour où (Eurêka ! non ça c'est pas de lui
) il se rend compte ... qu'il doute toujours ! Mais qui doute pense ; or, le néant ne peut penser puisqu'il est néant ... JE doute, JE pense, donc JE suis : J'existe !!! -> Dubito, cogito, ergo sum !
D'ailleurs, pour la petite histoire, on ne devrait pas attribuer à Descartes "cogito, ergo sum", car il n'a pas écrit son Discours de la Méthode en latin, alors langue universelle de la science, comme il était coutume de le faire pour tous les ouvrages majeurs de son époque ; lorsqu'on lui demanda pourquoi il l'avait écrit en français, il répondit simplement qu'il s'agissait d'“un livre où j’ai voulu que les femmes mêmes pussent entendre quelque chose” (le latin n'étant pas enseigné aux femmes ...). Un féministe Descartes ? Peut-être bien ...
Dernière modification par boodeb (20-07-2008 00:10:31)
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Petite parenthèse, voici le le livre qui nous aide à comprendre et à vivre la philo est : "le monde de Sophie" de Josten Gaarder éditions du Seuil
du meme auteur : Le mystère de la patience que j'ai personnellement lu un une fois tellement c'est gai à lire ;-)
dsl je suis pas très présente pour le moment bon we à vous ;-)
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Il faudra que j'essaie de dénicher ce bouquin quelque part, je suis curieuse de voir comment "vivre" la philosophie selon Josten Gaarder ...
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Me voilà enfin de retour après une absence forcée et imprevue ... un mois entier à rattraper ! J'ai du boulot là ! 
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